Director of photography: Documentary, HVX200 – Boston

Written by Cedric on . Posted in Documentaries

Filmed a documentary in Boston about Marcel Carné’s movie ” Children of paradise”
Position: D.O.P.   Camera: HVX200
Director and writers: Julie Bonan and Serge July
Distributors: Arte, France 5
TCM, TSR, YLE, SBS, Cyfra+


Trailer from Folamour production:

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UN FILM ET SON EPOQUE – IL ETAIT UNE FOIS… LES ENFANTS DU PARADIS(source)
Réal/Auteur : BONAN JULIE, JULY SERGE
Durée : 00:51:15
Avec la participation de : FRANCE 5,TSR (TELEVISION SUISSE ROMANDE,SBS,YLE TEEMA,CANAL+ POLOGNE
Production : INA (INSTITUT NAT. AUDIOVISUEL,TCM,FOLAMOUR
Production déléguée : DE ROSIÈRE LAURENCE
Avec le soutien de : CNC (CENTRE NATIONAL CINEMA)Diffusions: Dim. 24 mai 2009 à 09:00
Synopsis
Cette série documentaire se propose d’aborder, dans chacun de ses volets, un film emblématique d’une époque, d’une société…Marcel Carné réalise ” Les Enfants du Paradis” en 1945. Portrait d’un film : tourné pendant l’Occupation, Marcel Carné fait traîner le montage pour qu’il soit le premier film projeté à la Libération. Depuis, ” Les Enfants du Paradis” a été déclaré ” meilleur film français de tous les temps” par tous les jurys. C’est également un triomphe mondial. Portrait d’une époque : le tournage mêle des gens du cinéma indifférents aux événements, des résistants, des clandestins juifs travaillant sous de faux noms, et des collabos. Le film est en partie inspiré du personnage d’Arletty et de sa vie. Lorsque le film sort, Arletty est en prison pour avoir été la maîtresse d’un colonel allemand. A la sortie, le film est celui de la réconciliation nationale autour de l’esprit français : les artistes sont les funambules de l’histoire, et à ce titre, toujours pardonnés. Portrait d’un cinéaste : pendant dix ans, jusqu’à la fin de leur coopération en 1949, Marcel Carné et Jacques Prévert ont inventé un cinéma, le réalisme poétique. ” Les enfants du Paradis” en marque l’apogée. (Programme sous-titré par télétexte pour les sourds et les malentendants) Image ci-dessus : ©Ullstein Bild/Roger Viollet

C’est avec un monument de l’histoire du cinéma français, Les Enfants du paradis, que s’achève, le jour de la clôture du 62e Festival de Cannes, la diffusion de la collection Un film & son époque — Il était une fois…. Le film de Marcel Carné fut écrit et réalisé pendant la Seconde Guerre mondiale.

Les Enfants du Paradis  Children of Paradise  de MarcelCarne avec Arletty et Jean Louis Barrault 1945 (scenario de JacquesPrevert)  ©Rue des Archives/RDAEcrit par Jacques Prévert et Marcel Carné en 1943 à Saint-Paul-de-Vence, le scénario des Enfants du paradis évoque la vie du mime Baptiste Deburau, qui avait inspiré à Sacha Guitry une comédie en vers libres en 1918. L’action se déroule en 1830, à Paris, boulevard du Crime, là « où tous les artistes ont élu domicile ». Garance (Arletty) est soupçonnée de complicité dans le crime de Lacenaire (Marcel Herrand). Alors qu’elle est sur le point d’être interpellée, Baptiste Deburau (Jean-Louis Barrault) intervient, la sauve et tombe amoureux… Mais il s’enfuit aussitôt et finit par épouser Nathalie (Maria Casarès). Garance, qui entretient une relation avec le comédien Frédérick Lemaître (Pierre Brasseur), acceptera ensuite de se mettre sous la protection du comte de Montray (Louis Salou). Quelques années plus tard, elle revoit Baptiste.

La force des textes de Prévert

Au cœur de ce chassé-croisé passionnel, Arletty, à l’évidence transfigurée par la relation clandestine qu’elle vit alors avec un officier allemand, illumine l’œuvre par sa beauté, « par sa façon de parler qui n’appartient qu’à elle », comme le souligne Prévert, visiblement ému lorsqu’il parle de l’actrice dans les extraits sélectionnés.

Une admiration qui est à l’évidence réciproque : Arletty ne disait-elle pas que « Prévert l’avait construite » ? Ainsi, les témoignages défilent, et l’hommage au génie de Prévert est unanime. « Généreux, très drôle dans toutes les situations », dit de lui Alexandre Trauner, décorateur sur le film, assurant que cette rencontre a changé son existence. « Ses mots étaient ceux de la rue. Son génie était d’associer de manière neuve ces mots », analyse pour sa part Gérard Fromanger, ami du poète. « Jamais Prévert n’aurait accepté la moindre phrase antisémite […] qui aille dans le sens de la morale pétainiste », affirme encore le réalisateur Bertrand Tavernier.

Car ce film s’inscrit dans un contexte bien particulier : celui de la France occupée. Elle a marqué le déroulement du tournage comme l’économie de ce long-métrage ambitieux. Commencés en août 1943 à Nice, Les Enfants du paradis sont interrompus en septembre, au moment où l’Italie signe l’armistice avec les Alliés. Le producteur doit quitter le plateau en raison de ses origines juives. Puis le tournage reprend en novembre à Paris, avec Pathé.

En dépit des restrictions

La période est difficile. Les matières premières manquent. Pellicules et électricité sont rationnées. Seuls les tissus, et donc les costumes, échappent aux restrictions. « Les films d’époque se faisaient car on avait accès au tissu de façon assez illimitée », souligne Bertrand Tavernier. Un paradoxe, alors qu’il n’y avait rien à manger !

Les enfants du paradis  ©Roger Forster/Fondation Jérôme Seydoux/PathéLe climat est empreint de suspicion. « On ne pouvait faire confiance à personne. On évitait de parler politique ; on parlait du film ou de nos aventures personnelles », se souvient Jean-Roger Bontemps, électricien de plateau. Malgré cela, l’équipe fonctionne même si elle compte dans ses rangs des collabos affichés, des vichystes hostiles à l’Allemagne, des résistants et des Juifs comme Alexandre Trauner et Joseph Kosma. Et même si les descentes de police sont fréquentes.

Au fil des témoignages se dessine un film qui est un hymne à la liberté — celle des artistes, qui sont les protagonistes de l’histoire, comme celle du cinéma qui n’a jamais capitulé. « On voulait montrer qu’on pouvait se battre, regagner par l’esprit ce qui avait été perdu par les armes », dira Marcel Carné. « Ce film est un bel hommage à la souffrance du peuple français sous l’Occupation », souligne Edward Turk, le biographe du cinéaste. Un hommage au théâtre, au peuple — celui qui, lors des représentations, occupait le poulailler… que l’on appelle aussi le paradis.

Source : magazine des programmes de France 5

 

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Cedric

is a a San Francisco based filmmaker - Founder of Story Eyed Media LLC. He is a graduate of the International Institute of Image and Sound of Paris, France. Over the past 10 years, Cedric has worked on documentaries and news reports around the world.

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